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Comment choisir sa contraception et à qui en parler ?

Méthodes, ordonnance, contraception d’urgence et dépistage des IST : voici à qui parler et quelles questions préparer selon votre situation et vos besoins.

Une professionnelle de santé présente plusieurs méthodes contraceptives à une patiente adulte dans un cabinet lumineux.
Mis à jour le 26 septembre 2026 · 839 mots · 9 affirmations sourcées

En bref

Vous hésitez entre plusieurs contraceptions, vous ne savez pas si une ordonnance est nécessaire ou vous craignez de poser une question intime. Le choix peut commencer par votre quotidien, votre santé et la personne avec qui vous vous sentez à l’aise.

Commencez par ce que votre quotidien peut réellement supporter

Avant de choisir une méthode, notez ce que vous voulez éviter : penser régulièrement à une prise, organiser un rendez-vous médical, utiliser un dispositif au moment d’un rapport ou gérer une éventuelle contraception d’urgence. Ajoutez les sujets qui vous concernent personnellement : votre état de santé, votre situation de vie, vos pratiques sexuelles et la place que vous souhaitez donner à votre partenaire dans la décision.

L’Assurance Maladie recommande de choisir la contraception en fonction du mode de vie, de la personnalité, des problèmes de santé, de la situation de vie et des pratiques sexuelles. Elle précise aussi que la méthode doit être comprise par la personne ou le couple qui la choisit.

Vous pouvez préparer quelques questions pour le rendez-vous : que faut-il faire au quotidien ? Que se passe-t-il si j’oublie ou si je change d’avis ? Quels effets dois-je surveiller ? La méthode répond-elle à mon besoin de contraception, ou dois-je aborder séparément la prévention des infections sexuellement transmissibles ?

Une femme prépare ses questions dans un carnet posé près d’un calendrier, d’un téléphone et d’une trousse neutre.

Les questions à préparer avant de choisirQuelle contrainte quotidienne suis-je prêt ou prête à accepter?Quelles informations sur ma santé dois-je signaler ?Quelle place mon ou ma partenaire souhaite-t-il ou elleprendre dans la décision ?Que faire en cas d’oubli, de problème ou de changement desituation ?Dois-je aborder séparément la prévention ou le dépistage desIST ?Ces questions servent à structurer l’échange ; elles ne remplacent pas une consultation.

Le bon interlocuteur dépend de la question à résoudre

Pour comparer plusieurs méthodes et parler de votre situation de santé, prenez rendez-vous avec un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle. Ces professionnels sont habilités à prescrire les différents modes de contraception.

Une professionnelle explique une plaquette, un anneau et un dispositif intra-utérin à une patiente adulte.

Une ordonnance est nécessaire pour le dispositif intra-utérin, la pilule, le patch, l’implant, l’anneau vaginal, le diaphragme, la cape cervicale et les progestatifs injectables. Les spermicides utilisés avec un diaphragme peuvent, eux, être achetés en pharmacie sans ordonnance.

Si vous ne savez pas vers qui vous tourner, choisissez l’interlocuteur auquel vous pouvez exposer clairement vos contraintes. Un rendez-vous n’a pas à devenir une décision définitive : vous pouvez demander les différences entre les méthodes, leurs contraintes et les situations dans lesquelles il faudra recontacter un professionnel.

Une contraception d’urgence ne remplace pas le choix de fond

Après un rapport sans contraception ou en cas de problème avec la méthode utilisée, demandez rapidement conseil à une pharmacie ou à un professionnel de santé. La contraception d’urgence hormonale peut être délivrée en pharmacie de ville, gratuitement, sans prescription médicale et sans avance de frais, pour les personnes mineures comme majeures.

Le délai dépend de la substance active : le comprimé à base de lévonorgestrel se prend au plus tard dans les trois jours suivant le rapport, tandis que celui à base d’ulipristal acétate se prend au plus tard dans les cinq jours. Dans les deux cas, la prise doit avoir lieu le plus rapidement possible.

Cette démarche répond à une situation urgente ; elle ne décide pas à votre place de la contraception à utiliser ensuite. Si cet épisode vous conduit à revoir votre méthode, notez ce qui a rendu la solution précédente difficile à utiliser et parlez-en lors d’une consultation.

Quel interlocuteur pour quelle demande ?BesoinInterlocuteur ou lieuComparer des méthodes contraceptivesMédecin, sage-femme ou centre desanté sexuelleDemander les contraintes, lesuivi et les conditions deprescriptionObtenir une contraception d’urgence hormonalePharmacie de villeAccès sans prescription et sansavance de fraisDemander un dépistage d’ISTLaboratoire de biologie médicaleDemande directe sans ordonnanceni rendez-vousChercher un dépistage gratuit et anonymeCeGIDDStructure dédiée à la gratuitéet à l’anonymatLe choix de l’interlocuteur dépend de la question que vous souhaitez résoudre.

À qui parler si la question concerne aussi une IST ?

Si vous souhaitez un dépistage, vous pouvez demander directement, sans ordonnance et sans rendez-vous, le dépistage de plusieurs infections sexuellement transmissibles dans un laboratoire de biologie médicale. Depuis le 1er septembre 2024, cette possibilité concerne les IST autres que le VIH.

La prise en charge sans avance de frais concerne les moins de 26 ans pour ces dépistages et s’applique à tout le monde pour le VIH. Pour obtenir à la fois la gratuité et l’anonymat, adressez-vous à un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic, appelé CeGIDD.

Une décision à réévaluer, pas un choix à justifier

Une méthode peut convenir à une période de votre vie et devenir contraignante ensuite. Notez ce qu’elle vous demande, ce qui vous gêne et les questions qui restent ouvertes. Le médecin, la sage-femme ou le centre de santé sexuelle peut alors vous aider à comparer les options à partir de votre situation, plutôt qu’à partir d’une méthode présentée comme universelle.

Sources

  1. Assurance Maladie — consulter
    « Depuis le 1er janvier 2023, la contraception d’urgence hormonale ou « pilule du lendemain » ou pilule de contraception d'urgence peut être délivrée dans une pharmacie de ville, gratuitement, sans prescription médicale et… »
  2. Assurance Maladie — consulter
    « Il s’agit d’un seul comprimé à prendre le plus rapidement possible et au plus tard dans les 3 jours qui suivent le rapport sexuel sans contraception pour les spécialités à base de levonorgestrel et dans les cinq jours po… »
  3. Assurance Maladie — consulter
    « La meilleure contraception est celle que la femme (ou le couple) choisit et dont elle a compris le fonctionnement. Il faut choisir sa contraception selon son mode de vie, sa personnalité, ses problèmes de santé, sa situa… »
  4. Assurance Maladie — consulter
    « Les personnes désirant la gratuité et l’anonymat doivent s'adresser aux centres gratuits d'information, de dépistage et de diagnostic (Cegidd).… »
  5. Assurance Maladie — consulter
    « Depuis le 1er septembre 2024, l’accès direct aux dépistages d’autres infections sexuellement transmissibles (IST) que le VIH est possible à la demande du patient, sans ordonnance et sans rendez-vous, dans tous les labora… »
  6. Service-Public.fr — consulter
    « Les médecins, sages-femmes et centres de santé sexuelle sont habilités à prescrire tous les modes de contraception. Une ordonnance est nécessaire pour les contraceptifs suivants : Dispositif intra-utérin (stérilet), Pilu… »

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