En bref
Vous hésitez entre plusieurs contraceptions, vous ne savez pas si une ordonnance est nécessaire ou vous craignez de poser une question intime. Le choix peut commencer par votre quotidien, votre santé et la personne avec qui vous vous sentez à l’aise.
Commencez par ce que votre quotidien peut réellement supporter
Avant de choisir une méthode, notez ce que vous voulez éviter : penser régulièrement à une prise, organiser un rendez-vous médical, utiliser un dispositif au moment d’un rapport ou gérer une éventuelle contraception d’urgence. Ajoutez les sujets qui vous concernent personnellement : votre état de santé, votre situation de vie, vos pratiques sexuelles et la place que vous souhaitez donner à votre partenaire dans la décision.
L’Assurance Maladie recommande de choisir la contraception en fonction du mode de vie, de la personnalité, des problèmes de santé, de la situation de vie et des pratiques sexuelles. Elle précise aussi que la méthode doit être comprise par la personne ou le couple qui la choisit.
Vous pouvez préparer quelques questions pour le rendez-vous : que faut-il faire au quotidien ? Que se passe-t-il si j’oublie ou si je change d’avis ? Quels effets dois-je surveiller ? La méthode répond-elle à mon besoin de contraception, ou dois-je aborder séparément la prévention des infections sexuellement transmissibles ?

Le bon interlocuteur dépend de la question à résoudre
Pour comparer plusieurs méthodes et parler de votre situation de santé, prenez rendez-vous avec un médecin, une sage-femme ou un centre de santé sexuelle. Ces professionnels sont habilités à prescrire les différents modes de contraception.

Une ordonnance est nécessaire pour le dispositif intra-utérin, la pilule, le patch, l’implant, l’anneau vaginal, le diaphragme, la cape cervicale et les progestatifs injectables. Les spermicides utilisés avec un diaphragme peuvent, eux, être achetés en pharmacie sans ordonnance.
Si vous ne savez pas vers qui vous tourner, choisissez l’interlocuteur auquel vous pouvez exposer clairement vos contraintes. Un rendez-vous n’a pas à devenir une décision définitive : vous pouvez demander les différences entre les méthodes, leurs contraintes et les situations dans lesquelles il faudra recontacter un professionnel.
Une contraception d’urgence ne remplace pas le choix de fond
Après un rapport sans contraception ou en cas de problème avec la méthode utilisée, demandez rapidement conseil à une pharmacie ou à un professionnel de santé. La contraception d’urgence hormonale peut être délivrée en pharmacie de ville, gratuitement, sans prescription médicale et sans avance de frais, pour les personnes mineures comme majeures.
Le délai dépend de la substance active : le comprimé à base de lévonorgestrel se prend au plus tard dans les trois jours suivant le rapport, tandis que celui à base d’ulipristal acétate se prend au plus tard dans les cinq jours. Dans les deux cas, la prise doit avoir lieu le plus rapidement possible.
Cette démarche répond à une situation urgente ; elle ne décide pas à votre place de la contraception à utiliser ensuite. Si cet épisode vous conduit à revoir votre méthode, notez ce qui a rendu la solution précédente difficile à utiliser et parlez-en lors d’une consultation.
À qui parler si la question concerne aussi une IST ?
Si vous souhaitez un dépistage, vous pouvez demander directement, sans ordonnance et sans rendez-vous, le dépistage de plusieurs infections sexuellement transmissibles dans un laboratoire de biologie médicale. Depuis le 1er septembre 2024, cette possibilité concerne les IST autres que le VIH.
La prise en charge sans avance de frais concerne les moins de 26 ans pour ces dépistages et s’applique à tout le monde pour le VIH. Pour obtenir à la fois la gratuité et l’anonymat, adressez-vous à un centre gratuit d’information, de dépistage et de diagnostic, appelé CeGIDD.
Une décision à réévaluer, pas un choix à justifier
Une méthode peut convenir à une période de votre vie et devenir contraignante ensuite. Notez ce qu’elle vous demande, ce qui vous gêne et les questions qui restent ouvertes. Le médecin, la sage-femme ou le centre de santé sexuelle peut alors vous aider à comparer les options à partir de votre situation, plutôt qu’à partir d’une méthode présentée comme universelle.
